Parler anglais couramment, savoir négocier en anglais, pouvoir répondre à un client étranger sans hésiter : ces compétences font aujourd’hui une vraie différence sur une fiche de paie. Pourtant, beaucoup de salariés français sous-estiment encore ce que peut changer une formation sérieuse en anglais sur leur trajectoire professionnelle.
Se former à l’anglais ne sert pas seulement à voyager plus facilement ou à regarder des séries en version originale. C’est aussi, concrètement, un levier pour décrocher un meilleur poste, accéder à des responsabilités élargies ou simplement peser davantage lors d’une négociation salariale.
Quel-salaire.fr fait le point sur les formations en anglais qui peuvent réellement booster votre salaire, et comment en tirer le meilleur parti.
L’anglais au travail, ça rapporte vraiment (et les chiffres le prouvent)
Parler anglais couramment, ce n’est plus un simple “plus” sur un CV, c’est devenu un vrai levier de négociation salariale. Une étude le confirme : les cadres maîtrisant parfaitement l’anglais peuvent prétendre à une augmentation de salaire allant jusqu’à 15 % dès l’embauche, comparé à un profil équivalent sans cette compétence.
Sur une carrière de 30 ans, le retour sur investissement d’une formation certifiante est tout simplement considérable. Autrement dit, le coût d’une formation est largement amorti en quelques mois à peine.
Certains secteurs sont particulièrement concernés. Voici les cinq métiers où l’anglais professionnel booste le salaire de façon immédiate :
- Marketing digital et growth hacking : les salaires peuvent grimper de 20 à 30 % pour des postes de direction dans des scale-ups internationales.
- Commerce international et export : un responsable export bilingue accède à des primes indexées sur les résultats à l’étranger.
- Ingénierie et management de projets techniques : les packages d’expatriation (primes de mobilité, logement, scolarité des enfants) représentent une vraie hausse de rémunération globale.
- Finance et contrôle de gestion : intégrer les “Big Four” exige l’anglais, avec une rémunération supérieure pour ceux capables de présenter des résultats à un conseil d’administration international.
- Supply chain et logistique : une erreur de communication peut coûter des millions, ce qui justifie une augmentation substantielle pour quelqu’un qui maîtrise l’anglais technique.
Se former à l’anglais (les méthodes qui fonctionnent vraiment)
Avant de se lancer, il est utile de savoir qu’il n’existe pas une seule bonne méthode, tout dépend de votre niveau, de votre rythme de vie et de vos objectifs. Une Formation Anglais sérieuse commence toujours par un bilan linguistique approfondi, incluant des tests écrits et oraux, pour vous positionner honnêtement.
Voici les grandes options disponibles :
- E-learning : idéal si vous êtes discipliné et que vous cherchez un parcours flexible, à votre rythme.
- Cours par téléphone : recommandé si vous maîtrisez déjà les bases et souhaitez améliorer votre oral intensivement, les séances durent en moyenne une demi-heure.
- Cours traditionnels (individuels ou en groupe, intra ou interentreprises) : efficaces pour progresser à l’oral dans un cadre structuré.
- Immersion totale : la méthode la plus rapide, mais elle nécessite de bonnes bases pour en tirer vraiment profit.
Progresser, ça ne s’arrête pas à la fin du cours. Voici quelques pratiques simples à intégrer au quotidien :
- Lire un journal en anglais chaque matin.
- Regarder des vidéos ou des séries en version originale.
- Rencontrer des natifs, en présentiel ou en ligne.
- Pratiquer ses passions dans une autre langue : sport, musique, cinéma, cuisine, tout fonctionne.
L’apprentissage d’une langue nécessite une pratique régulière pour être vraiment efficace. Même 15 minutes par jour font une différence mesurable sur plusieurs mois.
Financer sa formation sans débourser un euro (les dispositifs à connaître)
Bonne nouvelle : vous n’avez pas forcément à payer de votre poche. Plusieurs dispositifs permettent de financer une formation d’anglais, parfois à 100 %, notamment si vous êtes demandeur d’emploi. Le CPF (Compte Personnel de Formation) est le plus connu, mais il est plafonné à 1 500 € par formation pour les certifications du Répertoire Spécifique, ce qui peut ne pas couvrir la totalité du coût.
C’est là qu’interviennent les dispositifs complémentaires. Voici un tableau récapitulatif pour vous y retrouver facilement :
| Dispositif | Pour qui ? | Financement | Condition principale |
|---|---|---|---|
| AIF | Tous les demandeurs d’emploi | Jusqu’à 100 % | Formation liée au projet professionnel |
| CPF + AIF | Titulaires d’un CPF | Complément du CPF | Formation certifiante |
| POEI / POEC | Candidats à un poste précis | 100 % | Promesse d’embauche ou secteur en tension |
| AFPR | Candidats à un CDD ou contrat court | 100 % | Formation liée à l’emploi proposé |
| Aides régionales | Selon lieu ou secteur | Variable | Critères géographiques ou professionnels |
Pour être éligible, il faut généralement être inscrit comme demandeur d’emploi, choisir une formation certifiante et obtenir l’accord de votre conseiller France Travail. Ce n’est pas compliqué, mais ça se prépare.
Explorateurs, curieux, ambitieux ou simplement en reconversion, ces dispositifs s’adressent à des profils très nombreux, et permettent dans bien des cas d’obtenir un financement sans reste à charge, ce qui lève le principal frein à l’action.
Comment choisir sa certification d’anglais (et laquelle vaut vraiment le coup)
Toutes les certifications ne se valent pas sur le marché du travail. Certaines sont reconnues mondialement, d’autres restent confidentielles et n’impressionnent personne en entretien. Le TOEIC (Test of English for International Communication) domine largement le secteur professionnel français, avec plus de 7 millions de candidats par an dans le monde. Les recruteurs le connaissent, les RH savent l’interpréter, et c’est souvent le sésame pour décrocher un poste à l’international.
Les certifications qui comptent vraiment (et leur utilité concrète)
Un score TOEIC de 785 points minimum est généralement exigé pour les postes internationaux dans les grandes entreprises françaises.
Voici les certifications les plus demandées selon votre objectif professionnel :
- TOEIC Listening & Reading : parfait pour les métiers commerciaux, administratifs ou techniques
- TOEIC Speaking & Writing : indispensable si vous devez animer des réunions ou négocier
- BULATS (Linguaskill) : apprécié dans la finance et les services
- TOEFL : plutôt académique, moins pertinent pour le monde de l’entreprise
Attention, certaines formations vous préparent à des certifications “maison” qui n’ont aucune valeur sur le marché. Vérifiez toujours que votre certification figure au Répertoire Spécifique de France compétences avant de vous engager.
Préparer sa certification sans stress (la méthode qui marche)
Passer une certification d’anglais, c’est comme passer le permis de conduire : ça se prépare méthodiquement. La plupart des candidats échouent non pas par manque de niveau, mais par méconnaissance du format des épreuves. Les tests TOEIC durent 2h30 et testent votre endurance autant que vos compétences linguistiques.
Commencez par faire un test blanc gratuit en ligne pour identifier vos points faibles. Ensuite, entraînez-vous régulièrement sur les types d’exercices spécifiques : compréhension orale avec différents accents (américain, britannique, australien), lecture rapide de documents professionnels, rédaction d’emails formels. Les centres de formation sérieux proposent toujours des sessions d’entraînement aux certifications dans leur programme.
Valoriser sa certification après l’obtention (les erreurs à éviter)
Obtenir sa certification, c’est bien. Savoir la valoriser, c’est mieux. Beaucoup de candidats se contentent d’indiquer “TOEIC 850” sur leur CV sans expliquer ce que ça représente concrètement. Traduisez votre score en compétences pratiques : “Capable d’animer des réunions en anglais avec des partenaires internationaux” ou “Apte à rédiger des rapports techniques en anglais”.
N’oubliez pas non plus que les certifications ont une durée de validité limitée. Le TOEIC est valable 2 ans, après quoi les recruteurs considèrent que votre niveau a pu évoluer. Si vous ne pratiquez pas régulièrement, prévoyez de repasser la certification avant qu’elle n’expire, surtout si vous cherchez activement un emploi.
L’anglais professionnel fait grimper les salaires (et voici les chiffres concrets)
Passer d’un niveau débutant à avancé, c’est loin d’être anodin sur votre fiche de paie. En moyenne, tous secteurs confondus, cela représente jusqu’à 30 % de hausse salariale, et même 33 % dans l’industrie manufacturière. Les cadres qui maîtrisent l’anglais gagnent quant à eux 19 % de plus selon une étude INSEE. Et si vous travaillez dans la finance ou le digital, la fourchette monte encore : certains profils affichent jusqu’à 50 % de salaire supplémentaire. Atteindre le niveau bilingue (C2 selon le référentiel CECRL), c’est concrètement jusqu’à 4 600 € de plus par an par rapport à quelqu’un qui ne parle qu’une seule langue.
La bonne nouvelle, c’est que vous n’avez pas forcément à financer cette montée en compétences de votre poche. Le CPF (Compte Personnel de Formation) vous donne accès à 500 € par an, avec un plafond cumulé de 5 000 €, ce qui couvre déjà une bonne partie d’une formation sérieuse. D’autres dispositifs existent selon votre situation : le FNE-Formation si vous êtes en reconversion ou en activité partielle, ou encore les OPCO qui, selon votre branche professionnelle, peuvent prendre en charge la totalité du coût.
« Une certification reconnue comme la CLOE permet de valoriser officiellement votre niveau auprès des recruteurs. »
Pensez à vérifier auprès de votre OPCO avant de vous inscrire : certaines branches prennent en charge 100 % de la formation, certification incluse, sans que vous ayez à toucher à votre CPF.
Cette erreur en anglais peut te coûter cher dans ta carrière internationale
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